Samedi 31 octobre 2009
Vers un nouveau contrat pour les politiques culturelles territoriales ?

Un tour de France et d'Europe.

La culture occupe de bien des façons une place de plus en plus importante dans la vie quotidienne des individus. Les pratiques artistiques et culturelles connaissent de très sensibles évolutions. L'art ne cesse de se pluraliser à travers l'émergence de nouvelles disciplines, de nouvelles formes esthétiques. Les activités artistiques et culturelles occupent dans l'économie générale et la vie sociale une place désormais structurante en termes de richesse et d'emploi. La culture élargit les horizons des territoires et des populations, multiplie les connexions entre le local et le mondial, en passant par l'Europe.

Comment ces phénomènes s'inscrivent-ils dans une perspective de développement culturel durable ? En quoi participent-ils à l'épanouissement des individus et au vivre ensemble, à la diversité culturelle et au dialogue entre les cultures ? Dans quels termes se pose aujourd'hui la question de l'élargissement de l'accès à l'art et à la culture ? Comment relever le défi des mutations de la culture ? Autour de quelles règles du jeu faut-il recomposer les politiques culturelles de l'Etat et des collectivités territoriales ? Quelle est la responsabilité des acteurs culturels et de la société civile dans ce débat ? Sur quelles bases pourrait-on envisager une nouvelle étape de décentralisation des affaires culturelles en France ?

Le 20ème anniversaire de l'Observatoire des politiques culturelles sera l'occasion de mettre en débat l'ensemble de ce questionnement sur les transformations de la culture et des politiques culturelles territoriales. Dans cette perspective, l'OPC animera un ensemble de rencontres avec de multiples partenaires à travers la France et en Europe : collectivités territoriales, services de l'Etat, réseaux européens et mondiaux, acteurs culturels, organismes professionnels, Universités et laboratoires de recherche, fédérations d'élus sont associés aux rendez-vous proposés… 12 étapes composeront un tour de France et d'Europe pour dynamiser le débat sur les politiques culturelles : Grenoble, Vilnius, Barcelone, Avignon, Annecy, Bordeaux, Strasbourg, Caen, Rennes, Bruxelles, Pantin/Paris...

- L'Education artistique et les collectivités territoriales, Vilnius, 8 mai 2009. Colloque organisé en partenariat avec le réseau européen Les Rencontres à l'occasion de Vilnius, capitale culturelle.

- Culture, territoires et société en Europe, Grenoble, 28-29 mai 2009. Première triennale de la recherche dans les politiques culturelles en Europe proposée par l'Observatoire des politiques culturelles en partenariat avec PACTE-CNRS. Avec le soutien de la Fondation européenne de la culture d'Amsterdam, de la Ville de Grenoble, de la Métro, communauté d'agglomération de Grenoble, du Conseil général de l'Isère, du Conseil régional Rhône-Alpes, du ministère de la Culture et de la Communication, en partenariat avec Culturelink, réseau mondial de recherche dans les politiques culturelles, ENCATC, réseau européen des centres de formation d'administrateurs culturels, Culture Europe International, Relais Culture Europe, avec la participation de Réseau, avec le parrainage de la Commission européenne et du Conseil de l'Europe.

- Culture, développement durable et pouvoirs locaux : des enjeux partagés, Barcelone, 12 juin 2009. Rencontre en collaboration avec Cités et Gouvernements locaux unis, la Ville de Barcelone, la Diputacio de Barcelone, l'Université de Barcelone.

- Actualiser le partenariat dans les politiques culturelles territoriales. Perspectives nationales et européennes, Avignon, 17 juillet 2009. Rencontre en partenariat avec la FNCC, le Festival d'Avignon, la Ville d'Avignon.

- L'évaluation dans les politiques culturelles : utopie ou réalité ?, Annecy, 24 septembre 2009. Rencontre en partenariat avec la Ville d'Annecy, la Communauté d'agglomération d'Annecy, le Conseil général de Haute-Savoie, la Région Rhône-Alpes, la DRAC Rhône-Alpes (sous réserve).

- Les réseaux culturels européens : des partenaires pour les acteurs culturels locaux ?, Bruxelles, 2 octobre 2009. Rencontre avec divers réseaux professionnels et de pouvoirs locaux : Culture Action Europe, ENCATC, Eurocities, Comité des Régions (sous réserve), en partenariat avec Relais Culture Europe.

- Culture et société(s) de la connaissance : quels enjeux ?, Strasbourg, 8 octobre 2009. Rencontre en partenariat avec l'Agence culturelle d'Alsace, la Région Alsace.

- Pratiques et enjeux de la mobilité artistique : du local à l'international, Bordeaux, 22 octobre 2009. Rencontre en partenariat avec la Ville de Bordeaux, le Conseil général de Gironde, le Conseil régional d'Aquitaine, la DRAC d'Aquitaine, l'OARA, l'IDDAC, IETM.

- Quelle place pour l'artiste dans la cité ? Lisbonne, Berlin, Rennes, Rennes, 13 novembre 2009. Rencontre en partenariat avec la Ville de Rennes, Rennes Métropole, La Région Bretagne, la Conférence des Villes de l'Arc Atlantique, avec la participation d'IETM (sous réserve), réseau international des arts du spectacle, du Relais Culture Europe.

- Villes attractives, villes créatives : le rôle de la culture dans le développement des territoires, Caen, 27 novembre 2009. En partenariat avec la Ville de Caen.

- Culture, mise en réseau et développement des territoires, Privas, 1er décembre 2009.

- Regards croisés sur les enjeux culturels de demain, Pantin, 10 décembre et Pour un nouveau contrat dans les politiques culturelles, Paris (Sénat), 11 décembre 2009. Rencontres en partenariat avec l'ARF, l'ADF, l'AMF, l'AMGVF, l'ADCF, l'APVF, la FNCC, EUROCITES (sous réserve), Cités Unies et Gouvernements Locaux, le CLIDAC, les directeurs d'affaires culturelles d'Ile de France, le ministère de la Culture et de la Communication, partenariat en cours de construction.

Lien : http://www.observatoire-culture.net
Par Jean-Luc Gbati Sonhaye
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Vendredi 30 octobre 2009
La virilité s’expose au musée Dapper
« L’Art d’être un homme », jusqu’au 11 juillet 2010
L’exposition « L’Art d’être un homme », présentée à Paris au musée Dapper, tente de présenter la synthèse des signes extérieurs de masculinité, dans les cultures traditionnelles africaines et océaniennes. La richesse des matériaux, des objets et des significations est transposée dans l’espace du musée, mais au prix d’une présentation exigeante pour le spectateur.

 

La masculinité est affaire de symbole. C’est du moins le postulat qui sert de base à l’exposition « L’Art d’être un homme », présentée à Paris au musée Dapper jusqu’au 11 juillet 2010. Rassemblant plus de 150 œuvres issues des cultures d’Afrique et d’Océanie, elle tente de présenter une synthèse des caractéristiques des divers attributs de la virilité, dans les cultures traditionnelles. Une tâche à la difficulté accentuée par les différences entre les deux continents.

Diversité des matériaux

La diversité des objets présentés témoigne de la richesse des signes distinctifs, dans la large zone géographique couverte. Tous les matériaux disponibles dans l’environnement proche sont utilisés. La pierre, les fibres ou le bois facilement accessibles sont bien sûr utilisés. Mais les trophées de chasse sont également nombreux, avec la récupération de la peau, des griffes ou des dents des animaux tués. Pièce majeure de l’exposition, une coiffure bembée (Congo) est constituée par la peau de la partie supérieure du crâne d’un léopard. Dans un certain nombre de croyances, la pratique du totem est d’ailleurs essentielle, et vise à s’approprier les vertus d’un animal, protecteur du groupe.

Complexité des objets

La complexité des objets varie selon les cultures. On passe facilement d’une pièce surchargée de décoration à une autre d’un strict minimalisme. Une stricte codification existe souvent afin de signifier au regard des autres la réalisation de rites de passage et l’accession à un stade supérieur d’initiation. Ces significations sociales sont portées par un habillage esthétique, qui vise à magnifier la virilité et à mettre en valeur le corps de l’homme. Un corset de perles dinka (Soudan), exposé au musée, exprime cette recherche en soulignant tant la taille que la musculature et le galbe du fessier.

Quelque peu déroutante par la large diversité des œuvres présentées, l’exposition n’en est pas moins enrichissante. Elle ne peut par contre se visiter sans lire avec attention les notices associées aux œuvres, sous peine de ne pas en comprendre la portée.

Musée Dapper
35 bis, rue Paul Valéry
75116 Paris

Du 15 octobre 2009 au 11 juillet 2010
Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 11h à 19h
Tarif plein : 6€
Tarif réduit : 4€ pour les seniors, les familles nombreuses, les enseignants et les demandeurs d’emploi
Gratuit le dernier mercredi du mois et tous les jours pour les moins de 26 ans et les étudiants

Crédits photos : Héctor Mediavilla/Pandora/Picturetank ;Jean-Marc Vandyck/MRAC Tervuren ; Mauro Magliani

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Par Jean-Luc Gbati Sonhaye
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Mardi 20 octobre 2009
 Ayant fait l’objet d’un projet d’inscription au patrimoine mondial dans les années 80, la danse de feu est une danse initiatique en pays bassar.
Elle est essentiellement l'apanage des féticheurs qui la pratiquent nuitamment pour des circonstances données. Ce peut être lors du décès d'un des leurs ou à l'occasion de l'initiation d'un nouvel adepte ou encore à la demande d'un chef de quartier ou de communauté.
Dans ce dernier cas, la danse peut prendre l'allure d'une danse de vision ou de délivrance selon qu'il s'agit de prévenir la collectivité d'un malheur à venir ou d'écarter le malheur qui s'abat sur elle.
Dans tous les cas, la danse de feu est une danse mystique où l'on se livre à la démonstration des forces occultes. Très souvent, le féticheur tire ses informations du feu avec lequel il communique dans un étrange langage qui lui est propre. D'autres combinent ce procédé à l'utilisation des morceaux de miroirs collés sur leurs pendons. Chacun d'eux de par l'éclat qu'il transmet, permet à son porteur à travers une interprétation assez particulière, de prédire l'avenir.
La cérémonie d'initiation qui va de la capture de l'esprit protecteur à la première danse de feu peut s'étendre sur plusieurs semaines.
La danse de feu est préparée plusieurs semaines d'avance par les chefs spirituels qui y mettent du sérieux. Des tabous tels que l'interdiction des relations sexuelles avec la femme et la consommation de certains mets jugés impropres sont observés. Il s'agit là de purifier les organisateurs.
Une mixture préparée secrètement et avec laquelle les danseurs s'imbibent permet d'être immunisé contre le feu et de passer ainsi plusieurs minutes des braises sans être brûlé. Ce dernier devient ainsi sans effet sur le danseur qui peut selon son inspiration, se livrer à des démonstrations des plus audacieuses.
La danse de feu, en tant qu’une danse initiatique est aussi une danse populaire parce qu’elle ameute aussi bien les danseurs des autres cantons que leurs spectateurs. Ainsi, au cours de cette danse, les initiés des autres villages et cantons viennent prêter main forte à ceux du village organisateur et vice versa. C’est aussi le cas des spectateurs qui n’hésitent pas à parcourir des distances incroyables bravant ténèbres, pluie et brousse pour venir admirer leurs favoris. Et c’est tout ceci qui a contribué à créer dans le temps la cohésion sociale en pays bassar. Mais aujourd’hui tout ceci est menacé de disparition.

Par Jean-Luc Gbati Sonhaye
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Mardi 20 octobre 2009

ANALYSE COMPARATIVE DES LOIS AFRICAINES SUR LE DROIT D’AUTEUR

 

 

BENIN

(Loi N° 2005-30 du 05 Avril 2005)

COTE D’IVOIRE

(Loi du 25 Juillet 1996)

CAMEROUN

(Loi 2000/011 du 19 Décembre 2000)

TOGO

(Loi N° 91-12 du 10 Mai 1991)

OBJET DU DROIT D’AUTEUR

- toute œuvre originale de l’esprit, littéraire ou artistique (article 2)

- toutes œuvres originales, quels qu’en soient le genre, la valeur, la destination, le mode ou forme d’expression (article 6)

- Toutes les œuvres du domaine littéraire ou artistique, quels qu’en soient le mode, la valeur, le genre ou la destination de l’expression (3)

- toute œuvre originale de l’esprit (littéraire, artistique ou scientifique) – article 2

CONTENU ET ETENDU

- le droit d’auteur comprend les attributs d’ordre moral ainsi que les attributs d’ordre patrimonial

- droits moraux (article 4.1 al 1 et 2 « rester anonyme ou utiliser un pseudonyme ») et droits patrimoniaux (article 4.1 al 3-7 et 4.2

- étendue du droit des auteurs : les attributs d’ordre intellectuel et moral emportent...(articles 23 et 24: droit moral)

- article 25 : les attributs patrimoniaux du droit d’auteur emportent le droit exclusif de l’auteur d’autoriser l’exploitation de son œuvre ...

- attributs d’ordre moral et attributs d’ordre patrimonial (13) ; mettre fin à la diffusion de son œuvre et d’y apporter des retouches (14.d)

- les attributs d’ordre patrimoniaux emportent le droit exclusif pour l’auteur d’exploiter ou d’autoriser l’exploitation de son œuvre sous quelque forme que ce soit et d’en tirer un profit pécuniaire

- droits intellectuels et moraux et droits patrimoniaux (article 15)

- l’auteur jouit du droit exclusif d’exploiter son œuvre sous quelque forme que ce soit et d’en tirer un profit pécuniaire. Il a notamment le droit exclusif d’accomplir ou d’autoriser une autre personne un quelconque des actes... (article 18)

 

DUREE DE LA PROTECTION

- Le droit d’auteur dure toute la vie de l’auteur et pendant les 70 années civiles à compter de la fin de l’année de son décès (article 52) ;

- les droits patrimoniaux sur une œuvre de collaboration ...70 ans (article 53)

- les droits patrimoniaux sur une œuvre publiée de manière anonyme, posthume ou sous un pseudonyme... 70 ans (article 54)

- droits patrimoniaux sur une œuvre collective ou audiovisuelle ... 70 ans (article 55)

- les œuvres des arts appliqués... 25 ans (article 56)

- les droits patrimoniaux de l’auteur durent toute la vie de ce dernier. A son décès, ses droits persistent pendant l’année civile en cours et les 99 années qui suivent (article 45) ;

- Pour les œuvres de collaboration, les d.p. persistent au profit de tous les A-D et pendant les 99 années (art. 45-2°) ;

 

- les droits patrimoniaux de l’auteur durent toute sa vie. Ils persistent après son décès, pendant l’année civile en cours et les 50 années qui suivent. Ils persistent également au profit de tous A-D ou A-C pendant l’année de la mort du dernier survivant des collaborateurs et les 50 années qui suivent pour les œuvres de collaboration (37)

- le droit d’auteur subsiste pendant la vie de l’auteur et 50 ans après son décès (art. 36) ;

 

TITULAIRES

- personne physique qui l’a créée (auteur) – art.5

- co-auteurs (œuvre de collaboration) – art.5

- personne physique ou morale à l’initiative et sous la responsabilité de laquelle l’œuvre a été créée et qui la publie sous son nom (art.5)

- éditeur ou diffuseur originaire (œuvres pseudonyme et anonyme) – art. 7

Après la mort

- héritiers (A-D) et Etat (domaine public - art. 57)

-          Œuvre originale

*avant la mort : l’auteur

*post mortem : ayants-droit, légataire, Etat (en cas d’absence d’héritiers et de légataires)

- œuvre de collaboration

*avant la mort : co-auteurs

*post mortem : ayants-droit, légataire, Etat (en cas d’absence d’héritiers et de légataires)

- œuvre composite 

*avant la mort : auteur dérivé

*post mortem : ayants-droit, légataire, Etat (en cas d’absence d’héritiers et de légataires)

- œuvre collective

*avant la mort : personne physique ou morale (éditeur)

- éditeur ou publicateur (œuvre pseudonyme et anonyme)

 

 

 

 

- idem

- œuvre de commande : l’auteur (premier titulaire) et le commanditaire (contractuel)- 12.1

- auteur ou auteurs (art. 28)

- coauteurs (art. 31)

- personne physique ou morale qui organise et divulgue (art. 32)

- éditeur et publicateur originaire (art. 33 al2)

- auteur dérivé (art. 34)

 

MODE DE GESTION COLLECTIVE

Etablissement public à caractère culturel (art. 12)

Organisme professionnel d’auteurs (art. ­62)

Les organismes de gestion collective de droits d’auteurs et de droits voisins (un par catégorie) – 75.1&2

BUTODRA (Etablissement public à caractère professionnel -art.73)

 

 

Par Jean-Luc Gbati Sonhaye
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Dimanche 18 octobre 2009

Le monde actuel est un monde dans lequel la diplomatie joue un grand rôle dans les échanges internationaux et la représentation des différents Etats au sein de l'espace public international. Ce qui sous-tend aujourd'hui la mondialisation. Ce nouveau concept qui, depuis une dizaine d'année, est la source de toutes les préoccupations internationales, favorise l'émergence de nouveaux acteurs et de nouveaux enjeux.

Les échanges internationaux étant de nos jours devenus trop complexes, le contexte international, engendré par les bouleversements socio-économico-politiques du 20ème siècle, ne laisse aux pays en voie de développement que peu de champ d'action sur la scène internationale. La culture apparaît dès lors comme un des derniers vecteurs d'influence.

Ce nouvel enjeu géopolitique de la culture devrait amener les pays en voie de développement en général et le Togo en particulier à redéfinir leur politique culturelle internationale en vue de soutenir leur politique à travers le monde, d'où la diplomatie culturelle.

Or force est de constater que ces pays ne sont pas suffisamment représentés à l'étranger en matière de culture et d'échanges.

Qu’il est d’une nécessité absolue pour ces pays de participer aux enjeux de la mondialisation et surtout de la mondialisation culturelle.

Que la richesse culturelle de ces pays et plus particulièrement le Togo constitue de nos jours leur seule vraie puissance et pourrait ainsi constituer pour eux un atout important dans les sphères de négociations internationales.

Que l’échange équitable ainsi que le dialogue entre les civilisations, les cultures et les peuples, basés sur la compréhension et le respect mutuels et l’égale dignité des cultures, prônés pas l'UNESCO pour être la condition sine qua non de la construction de la cohésion sociale, de la réconciliation entre les peuples et de la paix ente les nations ne sont pas suffisamment appliqués par manque de représentativité des pays en développement.

Qu’après le constat de la faillite de la diplomatie classique en matière de règlement des différends internationaux, il soit important d’établir des ponts pour éviter le « choc des civilisations » qu’évoquait Samuel Huntington dans son essai très controversé paru en 1996.

Qu’il urge donc de redéfinir une nouvelle politique culturelle des pays en développement et plus particulièrement le Togo en privilégiant la diplomatie culturelle.

UN REGARD SUR LA DIPLOMATIE CULTURELLE

Définition

Davantage centrée sur la culture comme identité propre aux acteurs dans le cadre de la mondialisation, la diplomatie culturelle vise à l'échange de points de vue, à l'amélioration de la connaissance des autres cultures, à la comparaison des façons de faire à travers le monde afin d'aplanir les différends que la diplomatie classique ne parvient pas à résoudre (sources Wikipédia).

Cadre du sujet

La diplomatie serait ainsi une solution alternative aux différents problèmes des relations internationales et côtoierait la diplomatie classique pour un développement durable.

Les grandes puissances comme la France, les Etats-Unis, l’Allemagne l’ont très compris et depuis longtemps ont associé cette nouvelle forme de diplomatie à leur politique internationale. C’est ainsi qu’il ne sera pas surprenant de constater qu’à chacune des représentations politiques de ces pays, il est associé une représentation culturelle. On parle souvent dans ces cas de Centres Culturels Français, de Goethe-Instituts et de Centres Culturels Américains mais aussi de nombreux ONG et associations culturels.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : selon un rapport effectué par Françoise Ploquin et Jean-Claude Demari, le réseau de centres culturels français représenterait aujourd’hui 151 centres à travers le monde. Le nombre des centres culturels américains ne devrait pas être très loin de celui des français. Les Allemands n’en sont pas du reste avec leur puissant réseau d’Instituts Goethe. Tout compte fait, ce sont tous de véritables instruments de politiques étrangères, de lobbyings et d’échanges socioculturels.

Il ne faudrait pas perdre de vue la recrudescence des organisations culturelles privées de ces pays surtout des associations et des ONG qui abondent de plus en plus la scène internationale.

De nos jours beaucoup de pays émergeants tels que la Chine et le Brésil se sont aussi lancés dans la course. On pourrait aisément constater l’ouverture ça et là des centres culturels ou des centres de formation linguistique de la part de ces pays. Un exemple illustrateur est l’ouverture à Lomé, au Togo, en Septembre 2008 d’une faculté de formation de langue chinoise à l’Université de Lomé. Tout ceci témoigne de l’importance du nouveau rôle joué par la diplomatie culturelle et de l’importance qu’elle a dans les sphères des relations internationales.

Mais quelle place occupe le Togo dans ce décor ?

C’est toute la problématique de notre sujet qui est l’objet de la présente chronique et dont la suite vous sera proposée dans les jours à venir. A suivre…

Par Jean-Luc Gbati Sonhaye
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